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Portrait : Chrystelle Langlais

Chrystelle Langlais, chargée des archives contemporaines et numériques
Chrystelle Langlais, chargée des archives privées

Après un bac littéraire et une première année de Lettres Modernes, j’ai choisi d’intégrer l’IUT Information Communication de Dijon. J’ai obtenu mon DUT en 2008, avec l’option Métiers du Livre et du Patrimoine. L’année suivante, j’ai intégré une licence professionnelle axée sur l’informatique et le graphisme (Réalité Virtuelle et Formation Multimédia). Après un an de recherche d’emploi, j’ai repris mes études pour intégrer cette fois-ci la licence APICA (Archives et Patrimoine Industriel, Culturel et Administratif) proposée par l’IUT de Dijon. Ce fût une révélation.

J’ai obtenu mon diplôme après cinq mois de stage passionnants à la maison d’arrêt de Dijon. Trois mois plus tard, je trouvais mon premier poste (un mois dans les archives de la Préfecture de Côte d’Or). Puis les emplois se sont enchaînés : dix-huit mois aux archives du Rectorat de l’académie de Dijon, six mois aux archives municipales de Pontarlier (25), six mois aux archives de l’hôpital psychiatrique de Sevrey (71), avant de décrocher un poste aux archives municipales de Beaune en octobre 2014.

J’y ai tout d’abord été responsable des archives contemporaines et numériques, pendant deux ans. Il s’agissait de gérer toutes les archives produites par la Ville depuis 1984, ce qui nécessitait pas mal de culture générale et de connaissances des archives administratives. J’ai beaucoup apprécié les échanges que cela impliquait entre les services de la mairie et les archivistes. Ce sont ces échanges qui rendent mon métier très humain, et très instructif puisque ces archives (et leurs producteurs) m’ont appris quasiment tous les jours de nouvelles choses. S’occuper des archives contemporaines, c’est faire entrer le quotidien de la ville dans l’Histoire, afin que d’éventuels chercheurs comprennent, dans plusieurs centaines d’années, comment Beaune était gérée et vivait aux XXe et XXIe siècles.

Puis en 2017, j’ai eu l’opportunité de changer de mission. Je me suis retrouvée chargée des archives privées (et toujours chargée des archives numériques, puisque je possède pas mal de compétences multimédias). J’ai sous ma responsabilité toutes les archives qui entrent par voie extraordinaire, c’est à dire les dons et les dépôts. Et j’ai plongé directement dans le grand bain en m’attaquant à un splendide dépôt dont le traitement intellectuel était tout juste commencé : celui des archives de la Maison de vins Patriarche !

Ce métier est vraiment passionnant. Être archiviste m’apporte plein de connaissances dans des domaines très divers. Chaque jour qui passe ne ressemble pas au précédent, chaque document d’archives traité est différent du précédent. Par mon travail, j’intègre à la grande Histoire des petits morceaux d’histoires, des histoires individuelles, des histoires d’entreprises, des récits de la vie locale. Je mets en lumière le passé pour qu’il éclaire l’avenir.

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