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Portrait : Émilie Rouilly

Émilie ROUILLY, chargée des fonds anciens et modernes
Émilie ROUILLY, chargée des fonds anciens et modernes

« Très jeune, je me suis passionnée pour l’Histoire, apprécier cette matière est essentiel pour faire ce métier. J’ai donc suivi des études d’Histoire à l’Université de Bourgogne de Dijon. Réaliser un mémoire de fin de cycle était un objectif personnel, et lors de mon année de Master I d’histoire contemporaine, j’ai côtoyé le monde des archives et celui de la recherche. Ce fut un véritable déclic. Ne pas seulement être à la place du lecteur, mais à celle de celui qui préserve les archives est devenu quasi une vocation. Je me suis donc renseignée, et j’ai trouvé ce Master II professionnel Archives à Dijon. C’était une suite logique et heureuse.

Comme son nom l’indique, ce Master II est spécialisé dans l’apprentissage du métier d’archiviste. Il est composé de deux parties : la théorie les quatre premiers mois, avec des cours d’histoire, plutôt de haut niveau, mais aussi des cours d’archivistique donnés par de vrais professionnels, où l’on apprend ce qu’est le métier d’archiviste, et la pratique avec le stage qui doit durer au minimum trois mois et où l’on apprend vraiment le métier. Ce stage, je l’ai fait ici même, à Beaune, de février à juin 2009. Intégrer cette équipe est devenu une évidence. J’ai définitivement pris ma place en 2011 en tant qu’archiviste chargée des fonds anciens (archives datant de 1190 à 1790) et modernes (archives datant de 1790 à 1980) et de la bibliothèque des Archives.

Ces fonds ne sont pas vraiment en mauvais état, mais leur classement est totalement désuet et ne correspond plus du tout aux normes archivistiques d’aujourd’hui. L’essentiel de mon travail est de dépoussiérer tous ces documents, de les classer correctement en suivant ces normes, de les coter, de les placer dans des boites de conservation non acides pour prolonger leur vie, de refaire les inventaires totalement à neuf afin que l’ensemble soit définitivement compréhensible et communicable au lecteur. C’est un travail de longue haleine, et c’est un métier qui me plait et dont je suis fière. Ce parcours et toutes ces années d’études sont aujourd’hui nécessaires pour faire un archiviste de qualité. Ce métier, longtemps considéré comme une place sans intérêt et plutôt « bouche-trou » dans une entreprise, a un nouveau visage. Personne aujourd’hui ne peut intégrer un service d’Archives sans avoir un diplôme spécialisé et c’est normal : on ne peut manipuler toute l’histoire et la richesse patrimoniale d’un lieu sans être un véritable professionnel. »

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