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Beaune : ville-marraine du BEM Monge

Les parrainages militaires

Une tradition plusieurs fois séculaire

En France, le parrainage de bâtiments de guerre est une tradition qui remonte (d’après les historiens) au XIVe siècle. Mais ce n’est qu’au XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV, que l’on voit des navires être financés par des villes, des états de province, voire même des guildes et des corporations, qui leur donnent leur nom en plus de leur soutien financier :

Cet épisode est connu dans l’histoire sous le nom de don des vaisseaux. À la fin de la guerre de Sept Ans (1756 – 1763), la flotte française a perdu bon nombre de ses unités (six vaisseaux à Louisbourg, cinq à Lagos, trois aux Cardinaux et quinze autres de façon isolée). De plus, l’État est très largement endetté. La Marine a besoin de nouveaux financements mais il est impossible d’augmenter le budget, et les mises en chantier des navires sont quasiment inexistantes depuis 1758.

En 1761, le secrétaire d’État à la Marine (Etienne-François de Choiseul) fait appel à la générosité des habitants du royaume pour financer[1] la construction de plusieurs vaisseaux : il demande au comte de la Roche-Aymon (alors archevêque de Narbonne et président des États de Languedoc) de proposer aux délégués du Languedoc

« d’offrir à Sa Majesté un vaisseau de ligne de 74 pièces de canon et de donner par cette démarche au reste de la France (…) le signal de ce que peuvent et doivent faire les sujets véritablement dignes du meilleur des maîtres (…). Il n’est point de bon Français qui ne se sente animé du désir de tout sacrifier pour concourir aux efforts du roi et du ministre sage et éclairé pour restaurer la marine française ».

Cet exemple est suivi dès l’année suivante par les États d’autres provinces (Bretagne, Bourgogne, Artois, Flandres…), des villes (Paris, Bordeaux, Montpellier, Marseille, etc.), des institutions (les Postes, les marchands de Paris, les fermiers généraux, les chambres de commerce…) et de simples particuliers. L’émulation et la fierté font que chaque donateur veut que son vaisseau soit plus grand que celui des autres.

Ce sursaut permet la construction de 18 vaisseaux : 17 navires neufs et une frégate, soit une année de budget de la marine :

  • « Le Six-Corps» (vaisseau de 74 canons, don des marchands de Paris, 1762) ;
  • « La Provence» (64 canons, don des États de Provence, 1763) ;
  • « L’Union» (64 canons, dons de particuliers, 1763) ;
  • « Le Diligent» (74 canons, don du Régisseur des Postes, 1763) ;
  • « Le Bordelois» (50 canons, don de la ville de Bordeaux, 1763) ;
  • « La Ferme» (50 canons, don des Fermiers généraux, 1763) ;
  • « L’Utile» (50 canons, don des Fermiers généraux, 1764) ;
  • « Le Flamand» (50 canons, don des États de Flandres, 1764) ;
  • « Le Citoyen» (74 canons, don des Trésoriers de l’Extraordinaire des Guerres, 1764) ;
  • « Le Zélé» (74 canons, don du Régisseur général des finances, 1764) ;
  • « La Ville de Paris» (90 puis 104 canons, don de la Ville en 1764) ;
  • « Le Saint-Esprit» (80 canons, don de l’Ordre du Saint-Esprit en 1765, rebaptisé par la suite « le Scipion » en 1794) ;
  • « L’Artésien» (64 canons, don des États d’Artois, 1765) ;
  • « Le Languedoc» (80 canons, don des États du Languedoc en 766, il est le vaisseau-amiral d’Estaing à la bataille de la Grenade en 1779, rebaptisé « l’Antifédéraliste » en 1794 et « la Victoire » en 1795) ;
  • « La Bretagne» (110 canons, don des États de Bretagne en 1766, rebaptisé « le Révolutionnaire » en 1793, il est le vaisseau-amiral d’Orvilliers à Ouessant en 1778) ;
  • « Le Marseillois» (74 canons, don de la Chambre de commerce de Marseille en 1766, rebaptisé « le Vengeur-du-Peuple », il est coulé lors du combat de Prairial en 1794) ;
  • « La Bourgogne» (74 canons, don des États de Bourgogne en 1766).

C’est la première fois dans l’histoire de France que le peuple tout entier se sent concerné par les questions navales, et pas seulement les habitants des régions côtières. Les Français prennent conscience que le sort d’une guerre ne se joue pas que sur terre.

Cet appel aux dons pour renouveler la flotte est lancé une seconde fois entre 1782 et 1790 (sous Louis XVI), après la défaite des Saintes lors de la Guerre d’Amérique. Cette deuxième souscription offre à la flotte royale cinq nouveaux vaisseaux :

  • « Les Deux-Frères» en 1784 (80 canons, don des frères du Roi, les comtes de Provence et d’Artois ; renommé « le Juste » en 1792) ;
  • « Le Commerce-de-Bordeaux» en 1785 (74 canons de classe Téméraire, renommé « le Bonnet-Rouge » en 1794 et « le Timoléon » en 1794) ;
  • « Le Commerce-de-Marseille» en 1786 (74 canons de classe Téméraire, renommé « le Lys » dès 1786, puis « le Tricolore » en 1792) ;
  • « Le Commerce-de-Marseille» en 1788 (118 canons, vaisseau-amiral de la flotte du Levant, pris par la Royal Navy à Toulon en 1793) ;
  • « Les États-de-Bourgogne» en 1790 (118 canons de classe Commerce de Marseille, renommés « la Côte-d’Or » puis « la Montagne » en 1793, et « l’Océan » en 1795, vaisseau-amiral de la flotte de l’Atlantique).

Enfin, l’appel aux dons est renouvelé en 1793-1794 sous la Convention, puis sous l’Empire, et permet la construction du « Commerce-de-Paris » en 1806 (110 canons).

Cette pratique, guidée à l’époque par de seules considérations économiques, a permis de constituer la plupart des marines de guerre, non seulement en France avec la marine royale, mais également dans toute l’Europe, et même en Asie. Si cette tradition n’a concerné, en France, que la seule marine de guerre, ailleurs en Europe elle a pu concerner aussi des régiments des armées de Terre.

Actualité des parrainages militaires

Aujourd’hui, les parrainages existent toujours, mais représentent uniquement un lien de cœur entre la collectivité marraine et son filleul. Afin de garantir une dimension affective forte au travers de ce lien de parrainage, l’une des conditions exigées pour devenir ville-marraine est une décision unanime du conseil municipal. Cela prouve la motivation pleine et entière de la collectivité, et garantit la nécessaire neutralité politique de cette décision.

En 1986, les 147 collectivités marraines des seuls navires militaires de la Marine nationale se rassemblent pour former l’Association des Villes Marraine (AVM). C’est l’AVM qui a procédé progressivement à l’extension du principe de parrainage :

  • Dès 1993 : le parrainage est ouvert aux formations de l’aéronautique navale, aux sous-marins nucléaires d’attaque et aux commandos de Marine;
  • En 1995 : ce sont les escadrons et commandos de l’Armée de l’Air qui peuvent prétendre au parrainage ;
  • En 1996 : les régiments de l’Armée de Terre peuvent à leur tour devenir filleuls de collectivités publiques ;
  • En 1999 : les formations de la Gendarmerie nationale rejoignent à leur tour le programme de parrainage ;
  • Enfin, depuis 2003, les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins sont admis eux-aussi au bénéfice des parrainages.

La Ville de Beaune : marraine du Monge

Beaune contacte l’AVM pour la première fois par un courrier daté du 1er mars 1991. La ville avait entendu parler de la construction du Monge et demande des informations.

Dans sa réponse datée du même jour, le secrétaire général de l’association des Villes Marraines répond qu’une vingtaine de communes figurent déjà sur liste d’attente pour devenir marraines, faute de bâtiments disponibles.

Voici la réponse du maire Henri Moine, datée du 4 mai 1991, pour justifier la demande de la Ville :

« Monsieur le Secrétaire Général,

Mon attention vient d’être appelée sur un article paru dans la revue « Cols Bleus » datée du 29 septembre 1990, dans lequel Dominique CHEVALLIER, Ingénieur en Chef de l’Armement fait un point tout à fait intéressant sur les missions et les capacités du MONGE, bâtiment d’essais et de mesures en cours de construction aux chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire. […]

Cette même revue consacre également un bref article à Gaspard MONGE, né à BEAUNE en 1746, dont les cendres ont été transférées au Panthéon en décembre 1989, dans le cadre des manifestations marquant le bicentenaire de la Révolution Française.

Vous comprendrez dans ces conditions l’intérêt que présente pour la Ville de BEAUNE et la Marine Nationale le parrainage de ce bâtiment en particulier.

Dans une lettre datée du 1er mars dernier […] vous indiquez que si une opportunité devait se présenter, vous ne manqueriez pas de reprendre un contact.

Le lancement de ce bâtiment qui porte le nom d’un Beaunois illustre représente sans aucun doute une opportunité à saisir.

Il me serait particulièrement agréable que vous puissiez me faire connaître les démarches préalables à entreprendre, les interventions à solliciter, le cas échéant, pour voir ce noble projet aboutir.

Je vous remercie par avance de votre précieuse collaboration.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

LE MAIRE,

Henri MOINE »

Il faut croire que ce cri du cœur du maire de Beaune a été entendu ! En effet, dans une lettre du 6 novembre 1991, c’est le Commandant du MONGE en personne, Jean-Loup PETIT, qui propose à la Ville de Beaune de parrainer le bâtiment.

La proposition est soumise au Conseil Municipal qui l’accepte à l’unanimité le 9 décembre 1991. Henri MOINE en avertit aussitôt le Commandant du Monge (lettre du 13 décembre 1991), ainsi que le Chef d’Etat-Major de la Marine nationale 3 jours plus tard.

En attendant de définir une date de parrainage, la Ville de Beaune demande conseil à la Ville de Nuits-Saint-Georges, déjà marraine du sous-marin Le Rubis (lettre du 24 janvier 1992). Nuits envoie les documents qui lient la ville au sous-marin, afin que Beaune ait une base sur laquelle s’appuyer.

Une cérémonie de jumelage a lieu un an plus tard, les 6 et 7 février 1993. Une délégation de 45 personnes arrive à Beaune, composée entre autres de 18 quartiers-maîtres et matelots, 9 officiers mariniers, 8 officiers mariniers supérieurs et 8 officiers dont le commandant.

Le samedi 6 février 1993, les marins se rendent au collège Monge pour rencontrer les élèves, puis à la CCI où ils rencontrent des chefs d’entreprises beaunois. Ils échangent ensuite avec des jeunes Beaunois intéressés par la Marine et par le Monge, avant de se rendre à l’amicale de la Marine pour quelques échanges avec les adhérents. Ils terminent la matinée par la visite de quelques caves et dégustent les grands vins de Beaune. Pendant ce temps, le Maire reçoit la délégation des officiels à l’Hôtel de Ville.

L’après-midi est consacré à la visite de la ville, se terminant par une exposition à la bibliothèque présentant à la fois Gaspard Monge et le BEM.

Dimanche 7 février 1993, une messe est célébrée à Notre-Dame, suivie d’une cérémonie place Monge où une gerbe est déposée devant le monument. La Marseillaise retentit, suivie de plusieurs discours. Enfin, la charte de parrainage est signée en fin de matinée.

Le Monge : un filleul fier de sa marraine

Quand un navire est parrainé, il fait preuve de multiples attentions envers sa ville marraine. C’est pour cela que sept des plus grandes coursives du Monge portent des noms de rues beaunoises ! Les marins du bord parcourent ainsi la rue Monge, la rue des Tonneliers, la rue du Grenier à sel ou encore le rempart de la Comédie !

Le Monge est aussi placé sous la protection de la Vierge au raisin, symbole de la ville de Beaune. Une statue de la Vierge offerte par la municipalité orne le carré du commandant.

Le BEM Monge

Présentation du navire

Le Bâtiment d’Essais et de Mesures (BEM) Monge dépend du Groupe Naval d’Essais et de Mesures[2]. Il assure la relève du BEM Henri Poincaré qui depuis 1968 a participé à plus de 50 tirs de missiles balistiques.

Le navire a été réalisé sous la responsabilité de la direction technique assistée de la Direction des Constructions Navales (DCN). Le dispositif de mesures a quant à lui été réalisé par le Centre Technique des Moyens d’Essais (CTME).

Mis sur cale le 26 mars 1990, mis à flot le 6 octobre 1990 et mis en service le 5 novembre 1992, le Monge sort tout droit des chantiers de Saint-Nazaire. Basé à Brest, il mesure 226 mètres de long pour 25 mètres de large.

Equipage :

Le Monge est armé par un équipage de 175 marins, ainsi qu’une vingtaine de personnels (dont 17 civils) de la Direction générale de l’Armement (DGA). Avec son double hangar et sa vaste plateforme, il peut mettre en œuvre deux hélicoptères. (Initialement conçu pour accueillir deux Super Frelon, le bâtiment accueille aujourd’hui une Alouette III, avec un détachement de 12 personnes qui rejoint le bord pour les missions les plus lointaines).

Aspects techniques et équipement :

Ce grand navire à la longue coque métallique est sensible aux rayons du soleil et à la chaleur. Ceci explique pourquoi la coque, le pont et les paraboles sont peints de couleur blanche : en effet le blanc n’absorbe pas la lumière et la renvoie, réduisant ainsi les effets de dilatation des paraboles et augmentant la précision des radars.

Pour obtenir des données toujours plus précises, le Monge se doit d’être le plus stable possible. Pour ce faire, il peut charger dans ses ballasts 8000 tonnes d’eau de mer afin de contrer les mouvements de la plateforme. Par contre, il ne possède pas de stabilisateurs (ils causeraient des mouvements contre-nature qui pourraient déstabiliser les instruments de mesure).

La station optique (une coupole située au premier tiers avant) est équipée de deux télescopes de deux mètres de focale qui permettent de voir très loin (et même de scruter l’espace) ! Le système permet de saisir au vol l’évolution de la station spatiale internationale !

Une station d’aérologie-météorologie équipe également le navire. Elle sert à trouver les meilleures fenêtres de tir et participe au post-traitement des données d’essais.

Le rayon vert du Monge fait aussi beaucoup parler de lui. Le faisceau de six lasers du Lidar permet de mesurer la densité de l’atmosphère, la température et l’humidité jusqu’à 100 km d’altitude. Des essais réguliers sont menés à Brest, afin de calibrer l’appareil.

Pendant Brest 2012, l’équipage du bord avait mis en route son impressionnant rayon vert, histoire de participer à l’explosion d’effets nocturnes. Le commandant avoue y avoir même songé pour la sortie du dernier Star Wars !

Avant tout, le Monge demeure un navire militaire. Même si son but premier reste scientifique, il doit pouvoir se défendre en cas d’attaque, et a donc été équipé de deux canons de 20 mm et de mitrailleuses de 12,7 mm.

Les missions du Monge

Le BEM Monge est un élément fondamental du dispositif d’essais dimensionné pour recueillir et exploiter tous les paramètres des tirs de missiles en vol. Il est adapté aux programmes balistiques futurs, qui mettront en œuvre de plus en plus d’objets avec une furtivité accrue. C’est un centre d’essais mobile unique en Europe.

La mission prioritaire du Monge repose sur les essais en vol des missiles mer-sol balistiques stratégiques et air-sol nucléaires de la force de dissuasion française. Il est chargé de recueillir toutes sortes de données lors des essais de tir de missiles nucléaires par les sous-marins et les avions de chasse de l’aéronautique navale et de l’armée de l’Air.

Les puissants radars du Monge permettent de suivre la trajectoire et la progression d’un missile. Ils enregistrent un maximum de données à travers les différentes étapes du vol. Le Monge doit s’éloigner de plusieurs milliers de kilomètres de la zone de tir pour suivre l’intégralité de la séquence de tir.  Toutes les données enregistrées seront ensuite minutieusement analysées par les ingénieurs responsables de l’efficacité et de la précision du missile.

La mission du personnel de bord consiste uniquement à enregistrer les paramètres de vol des engins. La dissuasion nucléaire étant un domaine extrêmement cloisonné, les marins du Monge n’ont accès à aucune donnée concernant l’efficacité et la précision du tir qu’ils ont enregistré.

Un tel dispositif est unique en Europe (les autres nations nucléaires préférant l’utilisation de deux stations terrestres pour enregistrer les paramètres de vol). Le Monge, par sa mobilité, permet dans une certaine mesure de changer de zones de tir, donc de pouvoir effectuer des mesures selon des variables différentes (ce qui rend ses observations bien plus détaillées).

Le BEM Monge peut apporter son concours à d’autres activités, telles que les tirs de développement de missiles tactiques, la surveillance de l’espace ou les lancements spatiaux.
Ne remplissant chaque année que quelques missions militaires, le Monge assure désormais également le recueil et l’exploitation des paramètres de tirs d’Ariane 5. Il prend ainsi la relève des Américains qui suivaient les tirs pour le compte d’Arianespace grâce à un navire de mesures ou depuis leur station implantée au Cap Vert.

Bâtiments ayant porté le nom de MONGE :

Le BEM est le sixième bâtiment de la Marine Nationale à porter le nom de Monge. Avant lui ont successivement porté ce nom :

  • Une frégate à roues (admise au service actif en 1848 et retirée du service en 1880), rebaptisée MOGADOR en 1856 ;
  • Un aviso à hélice (1856 – 1866) disparu en mer du Japon ;
  • Un croiseur (1876 – 1901) rebaptisé PRIMAUGUET en 1882 ;
  • Un sous-marin (1908 – 1915) détruit devant Cattaro (aujourd’hui Kotor en Yougoslavie) après un abordage avec un croiseur autrichien ;
  • Un sous-marin (1929 – 1942) coulé devant Diego-Suarez par la marine britannique.

La fourragère

Les marins du Monge portent tous la fourragère tressée aux couleurs de la croix de guerre 1914/1918. Cette distinction trouve son origine dans l’histoire du premier sous-marin Monge :

Dans la nuit du 28 au 29 décembre 1915, le sous-marin Monge navigue en surface au large de Cattaro lorsqu’un groupe de bâtiments ennemis est aperçu à quelques milles. Le commandant Roland Morillot donne l’ordre de plonger. Il se prépare à attaquer lorsque le Monge est abordé par le croiseur autrichien Helgoland. Les avaries subies ne permettant plus de tenir la plongée, le sous-marin coule rapidement. Les plombs de sécurité sont largués et le Monge refait alors surface. Pris aussitôt sous le feu de l’ennemi, Morillot tente une seconde fois de lui échapper par la plongée, mais en vain. L’évacuation se fait par ordre, au moyen du panneau avant qui seul émerge encore. L’enseigne de vaisseau Pierre Appell, second du bord, sort l’avant dernier. Le commandant sombre avec son bâtiment.

Par décision du 24 juin 1991, le bâtiment d’essais et de mesures Monge est institué héritier par filiation directe du sous-marin Monge. C’est pour cela que l’équipage de ce bâtiment est autorisé à porter à titre collectif la fourragère tressée aux couleurs de la croix de guerre 1914/1918. Cette autorisation entraîne pour le bâtiment le droit d’arborer au mat de beaupré la flamme correspondante.

Sources :

  Association des villes marraines :

  http://www.villes-marraines.org

  Wikipédia

        Histoire de la marine française sous Louis XV et Louis XVI :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_marine_fran%C3%A7aise_sous_Louis_XV_et_Louis_XVI

  « Don des vaisseaux » :

  https://fr.wikipedia.org/wiki/Don_des_vaisseaux

  Marine nationale :

  http://www.defense.gouv.fr/marine/equipements/batiments-de-soutien/batiments-specialises/d-experimentations/monge-a-601

  http://www.defense.gouv.fr/marine/actu-marine/remise-de-fourrageres-aux-nouveaux-embarques

   Mer et Marine :

  http://www.meretmarine.com/fr/content/le-monge-maillon-de-la-force-nucleaire-francaise

  Archives municipales de Beaune :

  342 W 1

  343 W 7

 

 

[1] Il s’agit d’une demande de sponsorisation, et en latin : sponsor signifie « parrain » !

[2] Le Groupe Naval d’Essais et de Mesures, force maritime indépendante relevant directement du chef d’État-major de la Marine, apporte à la Direction technique le soutien de moyens navals et aéronavals nécessaires à l’observation des missiles balistiques en phase finale de vol.

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