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Ernest Bise : la vie riche d’un poilu bourguignon

Dans le cadre de la Grande Collecte 2013 qui invitait les habitants du pays beaunois à déposer ou donner leurs documents aux Archives Municipales de Beaune, deux archivistes ont eu la chance d’être accueillies par Monsieur et Madame Bise.
Les documents qu’ils nous ont confiés se rapportent notamment à Ernest Victor Bise qui fut soldat durant la Première Guerre mondiale.

Le parcours d’Ernest est tout à fait singulier : né à Paris le 14 décembre 1885, il est le fils de Paul Fernand François Marie Bise et d’Irma Clémence Flament. Ernest est très vite confié à l’Assistance Publique de Paris, le père ayant en effet abandonné sa femme et son fils à la naissance de ce dernier.

Grace aux courriers présents dans le fonds, aux indications de M. Bise, ainsi qu’aux recensements, il est possible de retrouver Ernest à Reclesne, petite commune de Saône-et-Loire en 1906, où il rencontre sa femme, Jeanne Brochot. A cette époque, Ernest est le domestique de ferme de la famille Guenot.

Ernest et Jeanne s’installent à Nolay entre 1906 et 1911. En 1910 nait leur premier fils, Maurice.

Ernest est enregistré au bureau de recrutement d’Autun en 1905. Il est, dans un premier temps, cavalier de première classe. Quand la guerre débute, il passe au 31e bataillon puis au 3e bataillon de Chasseurs à pied le 14 juin 1918. Le parcours d’Ernest se passe, jusque là, relativement sans encombre. Le 1er octobre 1918, il est cependant blessé par des éclats de grenade, il rejoint tout de même son corps deux mois plus tard.

Après sa démobilisation en 1919, il devient brasseur à Nolay dans la brasserie tenue par le couple Maupoil-Baudriot (La Semeuse). Il s’agit d’un établissement réputé qui existe à Nolay depuis 1848, ses méthodes de fabrication lui valent une qualité reconnue (la brasserie obtient notamment une médaille d’or à la foire de Lyon en 1894 et deux autres prix d’honneur à Bruxelles et à Paris). Jeanne et Ernest auront un autre fils en 1920, Henri.

Les recensements de l’année 1936 précisent qu’Ernest devient ensuite charcutier.

Ce bourguignon a eu une vie riche, ayant réchappé à quatre années de guerre, il exerce ensuite divers métiers aux techniques tout à fait différentes et meurt à l’âge avancé de 80 ans.

Source :

Archives Municipales de Beaune. 94Z-Fonds Bise
Photographie : Portrait d’Ernest Bise (assis) 94 Z 6

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