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Paul Alfred Vinceneux, un abbé érudit

Né à Beaune, rue des Buissons le 25 mai 1876[1], fils de Jacques Edmond Vinceneux, caissier et de Jeanne Porcheret. Ses grands-parents paternels sont Jacques Auguste Vinceneux et Antoinette Marie Poidevin.

Sa fiche matricule[2]nous donne sa description en 1896 : cheveux blonds, yeux bleus, front découvert, nez aquilin, menton rond, visage ovale, taille 1,64 m.

Son père Jacques, caissier d’une banque locale mourut alors que Paul est encore jeune, le 25 juin 1888 à Beaune. Sa mère élève donc seule ses sept enfants. Paul Vinceneux fait ses études primaires chez les Frères de la Doctrine chrétienne de Beaune. En 1886, il entre au petit séminaire de Plombières et passe un baccalauréat ès-lettres.

Paul Vinceneux entre ensuite au grand séminaire où il est remarqué par ses professeurs qui l’encouragent à s’inscrire à la Faculté catholique de Lyon dont le recteur est, à l’époque, l’abbé Pierre Dadolle, futur évêque de Dijon. Il reçoit la prêtrise à Noël 1899 et obtient le titre de docteur en théologie avec sa thèse sur Tertullien. Il obtient ensuite le titre de docteur en droit canon.

Son service militaire est ajourné plusieurs fois pour faiblesse, il est finalement classé dans les services auxiliaires en 1899.

Ses qualités le désignent à l’enseignement, il devient donc professeur à l’école Notre-Dame de Beaune, dirigée par le chanoine Maître. Il y reste vingt-trois ans avec une interruption pendant la Première Guerre mondiale où il sert comme infirmier. Il est arrivé au corps le 27 novembre 1914, passé à la 9e section d’infirmiers jusqu’en 1915 où il passe à la 2e puis à la 6e en janvier 1919. Il est démobilisé le 25 janvier 1919. On lui délivre un certificat de bonne conduite.

Le 19 octobre 1921, il est signalé comme habitant le petit séminaire de Flavigny-sur-Ozerain. En 1928, il doit renoncer à ses fonctions d’enseignant pour cause de santé fragile. Il est alors nommé curé de Chateauneuf puis d’Esbarres. Il s’intéresse alors à l’histoire de Beaune et particulièrement celle de Notre-Dame et devient membre de la Société d’histoire et d’Archéologie (SHAB) de la ville.

En 1925, il publie dans les mémoires de la SHAB ses notes inédites sur la construction de Notre-Dame puis il établit l’histoire des orgues et des organistes. Ses travaux sur les origines de Notre-Dame sont mentionnés dans les mémoires de la Commission des Antiquités et d’Objets d’Arts de la Côte d’Or (CACO) lors de la séance du 11 mai 1932.

Il se penche également sur l’étude des registres capitulaires pour ses communications diverses sur l’école des enfants d’aube, le chanoine Perret, les conflits entre le chapitre et les bénédictins de Saint-Etienne au XIe siècle. Il relève également dans ces registres les dates des vendanges au cours des XVIIe et XVIIIe siècles et les événements qui parsèment cette période comme le grand hiver de 1709, les famines et les épidémies ce qui donne lieu à une communication à la SHAB le 6 novembre 1936

 Enfin, Paul Vinceneux s’intéresse à l’installation des Oratoriens à Beaune.

Toujours prêtre à Esbarres, sa santé fragile ne lui permettent plus d’exercer son ministère. Il se retire alors dans sa famille à partir de 1942 puis dans la maison des sœurs de la Providence à Talant. Il décède dans la nuit du 28 au 29 octobre 1943. Il est inhumé à Esbarres dont il fut curé pendant quatorze ans.

Ses archives, composées de ses notes historiques sur de nombreux sujets, sont conservées aux Archives municipales de Beaune.

 

Quelques publications de l’abbé Vinceneux :

« Notes sur l’histoire de la construction de l’église Notre-Dame » in Mémoires de la Société d’histoire et d’Archéologie de Beaune, tome 39, pp.60-71, 1920-1925.

 « Notes sur les grandes écoles puis collège de Beaune, avant l’établissement des oratoriens (1400 à 1624) », in Mémoires de la Société d’histoire et d’Archéologie de Beaune, tome 42, pp. 227-288, 1933-1934.

« Notes sur l’histoire de la maîtrise de la collégiale Notre-Dame de Beaune » in Mémoires de la Société d’histoire et d’Archéologie de Beaune, tome 51, pp.5-46, 1952-1960.

[1] Et non le 6 comme le précise sa nécrologie manuscrite conservée aux Archives municipales de Beaune, dans le fonds de la Société d’histoire et d’archéologie sous la cote 5 Z 4

[2] Archives départementales de la Côte d’Or, R 2340_445, fiche matricule de Paul Alfred Vinceneux.

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