Élus beaunois – V

VARY Louis : conseiller municipal, domicilié 61 faubourg Madeleine

VAZOU Armand : conseiller municipal en 1908

VERGNETTE DE LAMOTTE Hubert : démissionne du conseil municipal par lettre du 17 avril 1815 : « étant sur le point d’aller m’établir à la campagne ».

VERGNETTE DE LAMOTTE Gérard Elisabeth Alfred : né le 5 juillet 1806 à Beaune (Côte-d’Or) où il est mort le 28 mai 1886. Fils d’Hubert Vergnette de Lamotte et d’Elisabeth Bizouard de Montille, il fait ses études au collège Monge de Beaune, puis à Paris, au collège Charlemagne et à l’institution Massin, à partir de 1822. En novembre 1826, il entre à l’École Polytechnique, le premier de sa promotion. Il a la chance de recevoir l’enseignement de professeurs prestigieux, entre autres François Arago comme professeur d’analyse appliquée à la géométrie, de géodésie et d’arithmétique sociale, Augustin Louis Cauchy comme professeur d’analyse (mathématiques) et de mécanique ainsi que Louis Joseph Gay-Lussac comme professeur de chimie.

Pendant son séjour à Paris, de 1826 à 1832, il fréquente les salons de la comtesse de Narbonne et celui du baron de Ballainvilliers. Ensuite il sort de l’École des Mines avec le diplôme d’ingénieur. En 1828, il est déclaré admissible dans les services publics et il choisit le service des Mines. En 1832, il est nommé ingénieur ordinaire et il renonce au service d’État en 1834 pour se consacrer à l’agronomie : il quitte Paris pour rejoindre sa Bourgogne natale où il épouse Henriette Nodot, riche héritière qui lui apporte en dot un domaine à Savigny lès Beaune.

Il se retrouve à la tête d’un important domaine viticole à Pommard, où il est propriétaire de 36 ha de vignes de première classe, mais aussi à Meursault, Volnay et Beaune où il possède le « Clos des mouches ». Ses caves de Pommard ont servi de modèle à bien des caves de la Côte. En 1847, il entre au conseil municipal de Beaune et se déclare sans étiquette politique. En 1851, il devient maire de Beaune mais il démissionne après le coup d’État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte, en 1852 (le 28 avril). En 1855, avec le concours de l’ingénieur Ritter, il introduit le drainage dans l’arrondissement de Beaune et préconise l’emploi du sulfatage des échalas. L’établissement de fontaines dans sa ville natale de Beaune et dans les communes voisines (Meursault, Savigny, Pommard), dont il capte les sources et dirige les travaux, contribue puissamment à établir sa réputation. Propriétaire viticole, passionné d’agronomie, de viticulture et d’œnologie, il mène des études sur le terroir des vignobles bourguignons et leurs différents cépages. Il publie des ouvrages consacrés à la géologie, la topographie et la climatologie dans la région beaunoise, à l’application des observations météorologiques à l’étude de la viticulture. Il s’intéresse également à la vendange puis aux maladies de la vigne, à l’emploi du tanin dans le collage des vins, à la congélation du vin, au chauffage du vin. Son apport de loin le plus important est la technique du chauffage du vin.

Le baron Thénard fait un résumé de ses travaux à l’Académie, qui le nomme par la suite membre correspondant de l’Institut en 1865. En 1866, Vergnette publie son ouvrage Le Vin, qui connaît un grand succès, à la suite duquel, l’année suivante, il publie une deuxième édition du livre. Il fait également de nombreuses communications à l’Académie des Sciences. Vergnette prend également une part active dans la révision du traité de commerce conclu en 1860 avec l’Angleterre en ce qui concerne le degré alcoolique des vins pouvant entrer sans surtaxe dans ce pays. Il encourage également par l’intermédiaire de l’Association Vinicole Commerciale la création de la Chambre de Commerce de Beaune.Vergnette se consacre aussi au Comité d’Agriculture et de Viticulture de Beaune dont il est un temps président. De 1874 à 1886, il est président de la Société d’Archéologie, d’Histoire et de Littérature de Beaune. En 1886, il décède le 28 mai à Beaune à l’âge de 80 ans. À son décès, il était domicilié à Vignolles.

VERNEUIL Mlle : Nommé conseiller municipal par arrêté préfectoral du 8 septembre 1944. Non affiliée à un parti.

VIAL Carla : Conseillère Municipale.

VIEILLARD Ernest : conseiller municipal en 1904, domicilié 49 faubourg Madeleine, réelu en 1925, 1929

VINCENT Jacques : maire de Beaune. Né à Beaune en 1844, Jacques Vincent exerce les métiers de tonnelier et négociant, prenant la suite de son père, Jacques-François Vincent. Il exploite sa maison de vins située rue Paradis avec son frère Emile, décédé en 1933.
Républicain progressiste et franc-maçon, il est élu maire de Beaune le 15 mai 1904. De grands événements politiques ont lieu durant son mandat, changeant radicalement le paysage français. Il s’agit tout d’abord de la loi du 7 juillet 1904 qui interdit aux congrégations d’enseigner, suivi en 1905 par la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. De tendance anticléricale, Jacques Vincent interdit aux sœurs de la Charité de continuer à enseigner aux orphelins. Ces derniers rejoignent alors l’école publique laïque. De nombreux mouvements politiques se développent à Beaune et dans son arrondissement : le Comité Radical Socialiste, le Réveil de la Côte d’Or, l’Action Libérale Populaire, la Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen, le groupe d’Etudes Sociales, et le mouvement féministe qui prend de l’ampleur grâce à Reine Grandmottet-Brenet.
Son mandat est également marqué par la Première Guerre mondiale qui bouleverse la vie locale.
Le mandat de Jacques Vincent s’achève le 6 décembre 1919, avec l’élection d’Auguste Dubois. Le 30 novembre 1940, le régime de Vichy, hostile à la Franc-maçonnerie débaptise la rue de la Loge mais, ironie de l’Histoire, la municipalité choisit de la rebaptiser rue Jacques Vincent, qui était lui-même franc-maçon et appartenait à la loge des Amis de la Nature et de l’Humanité.

VITON Edmond : conseiller municipal en 1904.

VOILLOT Gaspard : maire provisoire par arrêté préfectoral du 15 octobre 1839.

VUITTENEZ Jean-Benoit : Adjoint à la Politique Sportive et Associative

VUITTENEZ Jean-Louis : Nommé conseiller municipal par arrêté préfectoral du 8 septembre 1944. Représentant Radical Socialiste, Front national. VITON Edmond : conseiller municipal en 1904

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